Iraulketa #1
A partir du lundi 7, Loïk Le Priol et Romain Bouvier sont jugés pour l’assassinat et la tentative d’assassinat de Federico Martín Aramburu. Le 19 mars 2022, l’ancien rugbyman argentin du Biarritz Olympique était abattu de plusieurs balles boulevard Saint-Germain, à Paris. Ses assassins, militants d’extrême droite et anciens membres du GUD, comparaissent aujourd’hui devant la justice. Loïk Le Priol, ancien militaire, est poursuivi pour assassinat ; Romain Bouvier, pour tentative d’assassinat.
Pendant trois semaines, la cour devra revenir sur cette nuit tragique. Mais au-delà du procès, cette affaire doit nous rappeler une réalité que la banalisation médiatique et politique de l’extrême droite veut faire disparaître : l’extrême droite tue.
À Biarritz aussi, l’extrême droite cherche à s’installer
Cette actualité résonne particulièrement chez nous, alors qu’un événement du Canon Français est annoncé à Biarritz en novembre.
Depuis plusieurs années, l’extrême droite cherche à investir les imaginaires, les traditions et les cultures locales, notamment à travers ce type d’événements. Elle tente de se présenter comme la gardienne des identités, du folklore et des traditions pour mieux diffuser son projet profondément réactionnaire, nationaliste et xénophobe.
Cette stratégie de bataille culturelle doit être combattue politiquement. Nous ne laisserons pas l’extrême droite récupérer le Pays basque pour y diffuser son poison.
Le silence ou l’inaction des responsables politiques locaux face à ces initiatives est d’autant plus préoccupant que l’extrême droite cherche à normaliser sa présence dans la ville.
Le fascisme se combat dans la rue et dans les urnes.
Face à l’extrême droite, les déclarations de principe ne suffisent pas. Il faut construire une riposte collective, antifasciste et populaire, dans les quartiers, les associations, les syndicats, les lieux de travail et d’études.
Nous refusons de choisir entre le silence et la résignation. Nous n’attendons rien des institutions et de l’État qui ont trop souvent contribué à banaliser ces idées nauséabondes.
Cette bataille concerne toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans l’antifascisme, l’internationalisme et une volonté de rupture avec l’ordre capitaliste. À toutes ces forces, notamment abertzale, nous lançons un appel : retrouvons-nous, organisons-nous et construisons ensemble un véritable front antifasciste.
À l’approche des prochaines élections présidentielles, cette mobilisation doit aussi devenir un enjeu politique : empêcher l’extrême droite de gagner et contribuer à faire émerger une gauche de rupture, capable de s’attaquer aux causes sociales qui nourrissent le désespoir et la colère.
Construisons le front antifasciste !
Organisons-nous pour faire gagner la gauche de rupture !
Pas de quartier pour les fachos !

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