Iraulketa #2
L’été a été meurtrier. Les habitant⋅es des quartiers populaires, les précaires, les personnes âgées, malades, en situation de handicap, celles et ceux qui travaillent dehors ou dorment dans la rue ont payé le prix fort. La canicule a accentué toutes les inégalités pendant que les mégas feux dévastaient l’État français.
Les paysan⋅nes, déjà aux prises avec l’agro-industrie, sont en danger. Les pompiers, les soignant⋅es, les enseignant⋅es ont été en première ligne dans des services publics ravagés par les politiques d’austérité.
Cette situation était annoncée et s’aggravera si nous ne réduisons pas fortement les émissions de gaz à effet de serre, et vite. Mais les capitalistes ont pris le parti de TotalEnergies, de l’industrie chimique et de l’agro-industrie. Leur parti. Les canadairs n’étaient pas là, les salaires n’augmentent pas, mais les LBD sont livrés en temps et en heure pour défendre les méga-bassines et les autoroutes.
La crise climatique, l’effondrement de la biodiversité, les inégalités ont une même origine : le capitalisme fait passer le profit avant les besoins humains et les limites de la planète. Nous ne sauverons pas le climat en demandant aux classes populaires de consommer moins pendant qu’une minorité accumule toujours plus. La transition écologique sera sociale ou elle échouera.
Il faut commencer par prendre l’argent là où il est : taxer les grandes fortunes et les profits pour financer massivement les services publics. Santé, école, logement, eau, énergie, transports sont des droits, pas des marchandises ! L’accès aux besoins essentiels doit être garanti pour toustes. La gratuité et la tarification progressive permettraient de protéger les usages indispensables tout en faisant contribuer davantage les consommations excessives. Développer voire créer ces services publics, sous contrôle de la population, c’est la meilleure façon de combattre la crise climatique. C’est pourquoi nous devons soutenir la grève dans la fonction publique, à commencer par ce mardi 29 septembre.
Les secteurs stratégiques en particulier (énergie, eau, transports, finance) doivent sortir de la logique du profit et passer sous contrôle démocratique, afin d’orienter la production vers nos besoins collectifs, la justice sociale et la préservation des écosystèmes. On pourra alors rénover les logements pour lutter contre les passoires thermiques, développer les transports collectifs, les énergies renouvelables propres, l’agriculture écologique et locale, les soins et les services à la personne. Nous aurons des emplois utiles, dignes et socialement nécessaires.
Face au capitalisme qui détruit notre planète, organisons-nous pour l’écosocialisme !
26 septembre à Bayonne : Marchons pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.
29/09 : Grève et manifestation intersyndicale pour la fonction publique.


